le début d'une fabuleuse histoire.

le début d'une fabuleuse histoire.
Juin 1975,début de l'histoire sur le quai de la gare de St Sulpice la pointe dans le Tarn.
La recrue à l'instruction MANCIET André matricule 75 650 40219, vient d'être incorporé dans les rangs du 9ème régiment de chasseurs parachutistes.
Après un voyage de quelques minutes dans la petite ville, nous voilà dans le camp de la 11ème compagnie. Je suis dans la section Louis (du nom de son lieutenant chef de section). Les souvenirs me manquent pour décrire cette période très précisément. Les cadres les plus marquants sont le caporal FRIBOURG, un rouquin hargneux , le caporal chef RISTORI , le sergent CHRETIEN , les autres ne m'ont pas marqué. De marches en ordre serré, les classes à cette époque dans la biffe para ce n'est pas du gâteau, pas besoin d'être NG 18. La plupart de mes camarades sont des braves gars du ch'nord avec un accent incroyable. Il y a aussi des corses, quelques Lorrains et Alsaciens. Le plus incroyable c'est la première solde; quelle surprise! Bien plus que ce que je gagnais à la menuiserie Saboya à Tarbes, et ça, personne ne m'en avait parlé. L'IST, l'instruction du tir, pour moi qui était chasseur (de gibier), m'a vraiment plu. Les instructeurs, compétents et passionnés, nous drillent au tir et au maniement du 49/56. Le tir est vraiment ma discipline de prédilection, j'y excellais et comme je m'applique je suis promu 1er GV (ouf, pas moi qui porterai la AA52) pour le raid de fin de classes.
A la fin du raid dans l'Ariège, bonne nouvelle, je suis muté au 1er hussard para à Tarbes.

# Posté le mercredi 23 novembre 2005 04:11

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 13:00

débuter par un bon CME.

débuter par un bon CME.
J'arrive dans le quartier Larrey, je suis présenté au chef de corps le colonel MOREL et affecté au 3ème escadron. Reçu par le capitaine BURGER, je rejoins le peloton du chef LAURENT. Vite dans l'ambiance beaucoup moins « bourriquot » qu'au 9, je suis inscrit dans la foulée au CME. Là, c'est pas la même musique. Le régiment part pour un mois s'entraîner à Canjuers. Le deuxième escadron est chargé de l'encadrement du stage. Après un déplacement de 2 jours en GMC nous arrivons aux fermes de Guent ou le 2 s'installe. Le CME est logé dans une ancienne bergerie, les premiers liens se tissent entre copains. Mes deux premiers potes le resteront pendant plusieurs années, FOURNIER (néné) et GOUJON (Lucky). Ils le sont encore, même si nous nous sommes perdu de vue. Le premier matin, au rassemblement escadron, le capitaine de LANTIVI, qui se tient sur le balcon du bâtiment principal, trouve que trop de candidats, nuiraient au bon déroulement du stage. Il décide que les derniers sur le balcon, rejoindront directement leurs escadrons. Première épreuve physique réussie, ouf ! néné et Lucky sont là aussi. L'encadrement ne nous laisse pas une seconde, il y a là une sacrée équipe, le SLT FOP (un peut dépassé par la bande qu'il devrait diriger) , le chef LEROY (le roi du lancer de couteau), le MDL MEFFERT, le BCH MESPOULET. Le jour de l'examen combat, nous assistons bien malgré nous, au châtaignage du SLT, par le chef, un peu sur les nerfs, suite à un désaccord tactique. Les deux autres apôtres, morts de rire, n'ont pas vraiment essayé d'arrêter le massacre.

# Posté le mercredi 23 novembre 2005 04:21

Modifié le samedi 02 mai 2009 04:09

première armes en patrouille.

première armes en patrouille.
Fin du CME et retour au peloton LAURENT. Je prends mes premières vraies fonctions, conducteur jeep, dans une patrouille de reconnaissance.
Je fais rapidement connaissance de mon chef de patrouille, une icône de cette époque, le MDL WAILLY ! Un colosse aux épaules démesurées et aux mains aussi grosses que des pelles. Un sous/officier en or, impossible à blouser. En man½uvre au camp de Caylus, un beau matin, il me dit : « arrête la jeep, et va chercher le canard dans la mare là-bas ! » je m'exécute rapidement, pas le temps de réfléchir à cette époque. Mais je me dis : « tu parles, le canard, il va partir dès que je vais m'approcher ». « Pan ! » dans mon dos, un coup de 12, le canard flotte sur l'eau, je n'ai plus qu'à le ramener. Il le plume en roulant et on le mange le soir au bivouac; il explique, le plus sérieusement du monde, au chef de peloton, comment le canard s'est jeté sous la jeep. Le temps passe rapidement, les capitaines se succèdent, les chefs de peloton aussi. Le capitaine ROSSIGNOL (le moineau), un beau gosse bourré de charisme commande l'escadron. Le plan polmar est déclanché en Bretagne, et le 3 se retrouve en garnison à Paimpol pour faire le ménage. Le ménage, parlons en, il est fait un soir dans un bar ou une bande de gauchistes nous provoque. C'est le BCH LAGARDERE qui déclanche les hostilités avec un chevelu pas très fougueux. Le chef WAILLY un peu éméché en secoue plusieurs à la fois. Certains trouvent leur salut en sautant dans le port, poussés par nous, dira la presse le lendemain ?! Retour à Tarbes un peu précipité, « les voyous regagnent leurs pénates » titre Libération.

# Posté le mercredi 23 novembre 2005 05:27

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 07:25

passage obligé, le CMI.

passage obligé, le CMI.
Je suis inscrit au CM1, cela devient sérieux. Le lieutenant BIEZ est le chef de stage avec l'ADJ JOUGLAS comme adjoint. Le LTN a une devise simple, « la topo ça rentre par les pieds ». Après plusieurs jours passés entre le Pladit, et la forêt de Mourle, nous nous regroupons, épuisés et trempés dans un abri bus à l'entrée de ST Pé. Le GMC arrive, nous embarquons « en vrac » et direction les collines d'Ossun. A l'arrivée, le ciel me tombe sur la tête ! Mon fusil n'est pas là. Compte-rendu au LT. « Petit con, tu retournes là-bas en courant et tu reviens avec ton fusil ! ». Plus de 2 heures après, j'arrive au point de regroupement en sueur. Rien dans la cabane, rien autour, « merde je vais me faire tuer ». Par acquis de conscience je fais le tour des fermes pour demander si quelqu'un a trouvé un fusil. Bredouille, trempé et épuisé, je n'ai pas trente solutions. Revenir et me faire démonter, ou déserter. Je me repose dans une grange; au point où j' en suis, je ne risque plus grand-chose. Une idée me travaille quand même, le lieutenant, responsable de notre matériel, était trop serein sur cette affaire... Retour dans la nuit au bivouac. Là, à l'entrée de la grange les deux acolytes, BIEZ et JOUGLAS m'attendent , « je n'ai pas trouvé mon fusil ! ». Je les vois se réjouir, « imbécile, tu nous as fait peur, on pensait ne plus te revoir, c'est nous qui l'avons ton flingue ! ».

# Posté le mercredi 23 novembre 2005 05:28

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 07:35

le premier séjour.

le premier séjour.
Le temps passe, après le peloton MAURY (la topo n'était pas son fort, mais quelles qualités humaines il possédait !) je rejoins les anti-chars. Le peloton du lieutenant de NAYVE, du sang bleu coule dans ses veines comme il aime à dire. Le chef BAUDOUR, l'adjoint, a là de quoi se faire du souci (ce n'est pas le lieutenant qui s'en fait) il a dans le peloton un trinôme de choc. Popaul, Dédé, Gégé, MDL LACABANE, MDL MANCIET, MDL GROUSSEAU (les voleurs de poules disait le chef BOI). Pendant une mission du COTAM (armée de l'air) le peloton doit être transporté, de nuit, sur un endroit inconnu au moment de l'embarquement. Les véhicules sont chargés dans plusieurs transals. En attendant le départ pas encore précisé, l'encadrement regarde la télé dans la salle de repos des pilotes. Le va et vient de ceux-ci ne nous inquiète pas. Ils ne peuvent pas partir sans nous ! Erreur, quand nous arrivons sur le tarmac, les moteurs tournent et un transal roule déja vers le décollage. C'est celui du groupe LACABANE. Malgré ses signes les pilotes ne veulent rien savoir et l'avion décolle sans lui. Pendant le vol on apprend notre destination « Avignon ». Posé d'assaut et regroupement en bout de piste. Un seul avion refuse le posé et retourne à Pau. LACABANE court partout « il est où mon groupe ? » Très vite nous comprenons que ce groupe est seul dans la nature sans chef. Il ne faut pas que le régiment apprenne ça. Les ordres sont simples, nous rejoindre à Carcassonne, en évitant Tarbes. Ils sont retransmis au groupe par madame G. Elle se déplace à Pau pour leur faire un point de situation donné au téléphone par le LTN de NAYVE toujours serein. Cette année là un jeune MDL est affecté comme transmetteur à l'escadron. MDL COHIC, moustachu, le c½ur sur la main. Il est rapidement intégré. Sa première mission avec nous est un exercice héliporté sur Marciac. A la descente du Puma, un groupe de pintades était dans une haie bordant la DZ. COHIC, veut prouver sa bravoure. Il embroche un volatile avec son camilius. Malheur lui en prit, un pilote voyant la scène de sa cabine, rend compte au capitaine de VAUGRIGNEUSE. De retour au quartier, COHIC est convoqué chez « le vieux », il est inscrit sur le carnet secret du CNE. Accompagné du RPSO, il doit réparer le préjudice subit par l'agriculteur. Les deux protagonistes reviennent du Gers avec un coup dans le cornet, et la méhari pleine de pâtés et autres boudins, offert par le paysan ravi de leur visite.
Je fais un séjour en côte d'ivoire avec le 3, dans le peloton BOULNOIS, la fanfare du major KIEGER arme un peloton blindé, le séjour se conclut pour moi par une fracture du poignet. Je fais ça en jouant un match de rugby avec le 43 bima contre les étudiants ivoiriens.

# Posté le mercredi 23 novembre 2005 05:30

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 13:02